Revue de presse


Crash : les rapports troubles des Français avec leurs voitures

« (…) Conduire, c’est aussi (…) un certain rapport à la collectivité, à la coercition d’un système, à la norme sociale, au contrôle, à la responsabilité, à l’argent… Il suffit d’écouter les automobilistes filmés (…) pour saisir la puissance de l’enjeu de conduire.

Fascinant, magnétique, d’une drôlerie féroce et désespérée, (….il) dévoile les visages saisissants de la France des points perdus. Une France multiple, fracturée  (…).

(…) Les huis clos comme des lieux révélateurs des failles extérieures de la société. Didier Cros capte la tension de conversations entre les deux animateurs du stage et les chauffards exaspérés. Tout ce qui se dit est sidérant (…)

(…) La majorité des conducteurs ne veulent en rien modifier leurs comportements, estimant être dans leur bon droit. (…)

Si Crash est si fascinant, c’est qu’il met en scène une comédie tragique au cœur de laquelle se reflète l’état mental et civilisationnel de notre époque. (…) Avouer n’avoir que la conduite comme source de plaisir, le sentiment de puissance qui vous gagne en roulant sur l’asphalte, comme si on roulait sur tous les principes visant à consolider la vie commune

Toutes ces paroles en roue libre, débridées comme leurs moteurs, forment le symptôme saisissant d’un monde d’automobilistes perdus, simplement guidés par le mépris des autres, en écho au mépris de soi. (…) »

Jean-Marie DURAND

Les Inrocks

J’ai filmé un stage de récupération de points de permis. Effarant !

«  L’ambiance y est tendue. C’est simple : personne n’a envie d’être là.

Une société qui refuse le « vivre ensemble ». (…) Comme si, sur la route, chacun devait avoir le droit d’être le roi. Comme si les règles qu’on imposait aux citoyens n’existaient que pour leur pourrir l’existence et les faire payer. Durant ces stages, les deux formateurs incarnent l’État en tant que frein à leur épanouissement. (…) Les Français ont ce côté frondeur et gueulard que l’on connaît, mais lorsqu’on parle de voiture, ça peut dépasser les bornes.

(…) La voiture est perçue comme l’un des derniers espaces de liberté, un espace privé. On oublie donc qu’elle fait partie de l’espace public, c’est un paradoxe. Toutes ces réactions sont le reflet d’un individualisme forcené. (…) au-delà de ces résistances perce l’autre discours : « On nous prend trop d’impôts », « on veut emmerder le Français »…

Ce ne sont pas des cas isolés : (…) Avec ce film, j’ai voulu montrer cette tragi-comédie qui se jouait. (…) chacun d’entre nous peut se reconnaître en eux. (…) Tout cela est signe d’une perte absolue du sens collectif. »

Louise Pothier (interview de Didier Cros)

L'Obs le Plus

Douze adultes assis, chacun derrière sa table, on dirait des écoliers renfrognés…

« Chauffeur routier, metteur en scène de théâtre, VRP ou pasteur, ils participent à un stage de récupération de points de permis de conduire. (…) Il faut respecter les règles communes. Face à eux, un animateur et un psychologue, qui endiguent comme ils peuvent la colère ambiante. Contre l’État, qui organise un racket géant (…) contre tous ces règlements imbéciles (…).

À travers cette France en miniature le documentariste Didier Cros entend autopsier notre société (…), et dénoncer l’individualisme forcené. (…) Un huis clos bien filmé, assez édifiant sur la psychologie des Français au volant. »

Marc Belpois

Télérama


Animer la prévention routière

Avec des collégiens, lycéens ou étudiants. Avec des adultes en entreprise.

Organiser une projection-débat

Pour réfléchir à ses habitudes et réviser ses idées reçues.

Le film

Deux jours de stage de récupération de points : 52mn d’un huis-clos stupéfiant !

Revue de presse

« Toutes ces paroles en roue libre, débridées comme leurs moteurs, forment le symptôme saisissant d’un monde d’automobilistes perdus. »